Les mânes,
nos puits palimpsestiques
nos puits palimpsestiques

ombres, shades, dii manes, owbh, nostalgies, lost futures, etc...
Notes sur la texture du quotidien
(via Beeswings, Meanwhile our shattering animal, Sapokanikan...)
(via Beeswings, Meanwhile our shattering animal, Sapokanikan...)
Ma nostalgie est souvent texturale :
la douceur coulante qui teinte l’image d’un lieu
la netteté coupante des sensations qu’il évoque
la poussière graisseuse de ses détails
le grain de l’air
la douceur coulante qui teinte l’image d’un lieu
la netteté coupante des sensations qu’il évoque
la poussière graisseuse de ses détails
le grain de l’air

On se souvient des choses à cause de leurs aspérités mais toute texture s’érode, se recouvre, se décompose avec le temps. La texture fuit et la mémoire l’échappe.
Enfant, mes premières peintures étaient des paysages archétypaux. Il me semble que c’est mon père qui m’avait montré le format... ça reste à vérifier. Deux collines coupées au centre du cadre par un chemin de terre. Au bout : la mer et le ciel. Souvent : un arbre sur la colline de gauche.
Beeswings (2014) a la texture de toutes ces toiles.
Enfant, mes premières peintures étaient des paysages archétypaux. Il me semble que c’est mon père qui m’avait montré le format... ça reste à vérifier. Deux collines coupées au centre du cadre par un chemin de terre. Au bout : la mer et le ciel. Souvent : un arbre sur la colline de gauche.
Beeswings (2014) a la texture de toutes ces toiles.

la douceur coulante du pigment mouillée, la netteté coupante du pigment sec et la poussière graisseuse du graphite.
J’ai retracé un film qui a marqué mon enfance tout récemment : Le poète danois de Torill Kove, produit par l’ONF en 2006. Je ne l’ai vu qu’une fois, au service de garde d’un camp de jour, mais je me rappelle de la texture de son ciel. Première expérience de la puissance émotionnelle du contraste de texture. Ce même ciel de papier apparait sans cesse dans Beeswings.


Meanwhile our shattering animals est un documentaire autobiographique de Tim Rogers. Dans la cinquième heure de son analyse exhaustive du jeu japonais Boku no Natsuyasumi (2000) se cache une méditation boulversante sur l’indifférence de l’espace de notre quotidien et l’insuffisance de la mémoire face à l’expérience. C’est une oeuvre qui réfléchit sur la portée de la fiction et l’(in)utilité de la nostalgie. Affecté par un syndrome nébuleux lui accordant une mémoire évenementielle incomparable, Rogers parle d’expérience quand il dit :